L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, figure centrale dans l’affaire des financements libyens de la campagne présidentielle de 2007, est décédé mardi 23 septembre à l’âge de 75 ans. Il avait à plusieurs reprises accusé Nicolas Sarkozy d’avoir reçu des fonds du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi et de ses proches.

Une disparition sans impact sur le procès
Le décès survient à seulement deux jours de la décision du tribunal correctionnel de Paris, prévue jeudi 25 septembre, concernant Nicolas Sarkozy. Selon Vincent Brengarth, avocat de l’association anti-corruption Sherpa, partie civile dans l’affaire, « ce décès n’affecte pas le fond du dossier, car Takieddine n’était pas présent lors des débats et son témoignage s’ajoute à de très nombreux éléments ».
Risque d’instrumentalisation
L’avocat souligne que certains prévenus pourraient tenter de « se plaindre de la disparition de leur accusateur », mais que cela ne reflète en rien la réalité des éléments sur lesquels repose l’accusation.
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Accusations et réquisitions
Ziad Takieddine, connu pour ses déclarations fluctuantes, avait régulièrement mis en cause Nicolas Sarkozy. L’ancien président avait qualifié ses accusations de « manipulations ». Le parquet a requis contre Sarkozy sept ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité et des peines pour corruption, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs.
