Selon les médias locaux, cette première vague concerne vingt ministères sur les vingt-neuf que comptera l’exécutif.
En Guinée, des portefeuilles stratégiques déjà attribués
Parmi les postes clés, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a été confié à Ibrahima Sory Tounkara, magistrat et président de la cour d’assises ayant dirigé le procès de l’ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et de ses coaccusés.
Le général Ahmed Mohamed Oury Diallo a été nommé ministre de la Sécurité et de la Protection civile, tandis qu’Ibrahima Kalil Condé prend la tête du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Morissanda Kouyaté conserve le portefeuille des Affaires étrangères.
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget revient à Mariama Ciré Sylla, alors que Bouna Sylla a été désigné à la tête du ministère des Mines et de la Géologie, un secteur stratégique pour l’économie nationale. D’autres départements importants, notamment ceux de la Santé, de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, des Infrastructures, des Transports et de la Communication, ont également été pourvus.
Toutefois, plusieurs ministères demeurent encore sans titulaires. Des nominations complémentaires sont attendues dans les prochains jours afin de finaliser l’équipe gouvernementale chargée de conduire l’action publique sous l’autorité du Premier ministre Bah Oury.
Un contexte régional désormais apaisé
Cette annonce intervient dans un climat régional favorable, marqué par la levée, le mercredi 28 janvier, de l’ensemble des sanctions résiduelles de la CEDEAO contre la Guinée et les acteurs impliqués dans le processus de transition.
Dans un communiqué, la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation a annoncé la pleine réintégration de la Guinée au sein de ses organes décisionnels et de ses activités d’intégration régionale, estimant que la transition politique est arrivée à son terme. Le pays avait été suspendu de la CEDEAO à la suite du coup d’État de septembre 2021 conduit par le général Mamadi Doumbouya.
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Élu président de la République lors du scrutin du 28 décembre avec 86,72 % des suffrages, Mamadi Doumbouya a vu son élection saluée par les dirigeants ouest-africains, qui ont estimé qu’elle avait favorisé le retour à la gouvernance démocratique et au respect de l’État de droit en Guinée.
La CEDEAO a félicité le chef de l’État guinéen pour son élection et son investiture, l’encourageant à poursuivre des politiques en faveur de la cohésion sociale, de l’unité nationale et de la prospérité inclusive, tout en appelant le nouveau gouvernement à renforcer le dialogue national, la démocratie, la bonne gouvernance et la consolidation de la paix.
