« Plus d’un an avant sa libération, j’ai été dépêché à La Haye pour rencontrer Charles Blé Goudé. Mission : lui annoncer, au mois près, sa date de sortie. Les messages confidentiels qui accompagnaient cette mission restent sous verrou », a confié Diarrassouba.
Selon lui, Blé Goudé nourrissait alors des illusions de grandeur : persuadé que Guillaume Soro était déjà président en 2020, il négociait pour un poste de ministre des Affaires étrangères, arguant de son expérience passée comme secrétaire à l’organisation de la FESCI. « Deux postes sans lien, mais c’était son fantasme de légitimité », ironise Diarrassouba.

L’ancien proche de Soro dénonce également le mépris de Blé Goudé envers Laurent Gbagbo : « Je confirme sans détour : je jure sur le Coran de la Mecque que Blé n’a jamais ménagé Gbagbo. À tel point qu’il m’a un jour interdit de saluer le président et son avocat Maître Altit. Les ‘marques d’affection’ qu’il professait ? Une mascarade totale. »
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Diarrassouba dépeint un homme obsédé par l’argent : « Après la visite de Soro à La Haye, je l’ai vu paniquer, harceler le Commandant Fofana et Maître Affoussiata Bamba Lamine pour récupérer son enveloppe. Oui, il se plaignait de sa détention — plausible — mais se présenter aujourd’hui en modèle de vertu ? C’est de l’indécence pure. »
Une trahison envers son équipe affirme Kader Diarrassouba
Pour conclure, il accuse Blé Goudé de duplicité envers ses proches collaborateurs : « Son enveloppe en main, Blé a trahi et doublé son équipe entière, y compris son Dir-Cab Youssouf Diaby, que j’avais convaincu de sa duplicité manifeste. »
