L’opération de déguerpissement menée sur un site foncier à Koumassi continue de susciter de vives réactions. L’opérateur économique mis en cause a tenu à présenter sa version des faits, documents à l’appui, afin de répondre aux critiques circulant sur les réseaux sociaux.
Un ancien élu de Koumassi affirme détenir toutes les autorisations administratives
Se présentant comme Alliou Brou Jacques, ingénieur des télécommunications à la retraite et ancien 3ᵉ adjoint au maire de Koumassi chargé du domaine foncier, l’intéressé soutient être légalement propriétaire du terrain concerné.
Il explique avoir obtenu, dès 2016, une autorisation de remblayage après une étude d’impact environnemental portant sur une superficie de 34 hectares. Selon lui, l’ensemble des procédures administratives aurait été validé, notamment par les services compétents de la Marine, confirmant également l’étendue du terrain concerné.
Il affirme que la parcelle récemment libérée, estimée à environ 10 hectares, fait partie intégrante de cette autorisation globale, connue des autorités depuis plusieurs années.
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Une décision de justice et un déguerpissement assumé malgré la contestation
L’opérateur économique indique également avoir engagé une procédure judiciaire contre les occupants du site, estimant qu’ils s’y étaient installés sans droit. Il affirme avoir obtenu gain de cause et disposer d’une décision de justice l’autorisant à procéder au déguerpissement, avec le concours des forces de l’ordre.
Il rejette toute implication de la mairie ou du gouvernement dans cette opération, assurant agir en tant que particulier muni de documents officiels délivrés par l’administration ivoirienne.
Enfin, il accuse certains occupants et responsables locaux de mauvaise foi, affirmant qu’un courrier d’information avait été transmis bien avant l’opération.
