Parmi les accusés figurent des officiers radiés des rangs de l’armée sur décision du président de la transition du Mali, Assimi Goïta. Les autorités maliennes estiment que ces militaires auraient pris part à un projet visant à déstabiliser les institutions de l’État, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions internes et sécuritaires.
Une enquête judiciaire officiellement ouverte à Bamako
Le 17 décembre, le procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire. Cette décision marque le passage du dossier à une phase plus formelle, avec la désignation de juges chargés d’enquêter sur le fond de l’affaire, de rassembler les preuves et d’entendre les différentes parties concernées.
Quatre mois après les premières arrestations, cette annonce confirme la volonté des autorités de traiter l’affaire dans un cadre strictement judiciaire. Les prévenus devront répondre de faits graves, liés notamment à une atteinte à la sûreté de l’État, des accusations qui peuvent entraîner de lourdes peines selon le droit militaire malien.

Un agent français au cœur d’un bras de fer diplomatique
L’affaire dépasse les frontières du Mali. Un agent de la DGSE, cité dans le dossier, se retrouve au centre d’un contentieux diplomatique entre Bamako et Paris. Les autorités maliennes soupçonnent des liens extérieurs dans cette présumée tentative de déstabilisation, une accusation que la France conteste fermement.
Ce volet international renforce la sensibilité du dossier et ravive les tensions déjà existantes entre les deux pays, dont les relations se sont fortement dégradées ces dernières années. La suite de la procédure judiciaire sera donc suivie de près, tant sur le plan national qu’international.
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Un dossier emblématique pour la transition malienne
Au-delà des personnes mises en cause, ce procès s’inscrit dans un contexte politique délicat. Les autorités de transition veulent afficher leur fermeté face à toute menace contre l’ordre institutionnel, tandis qu’une partie de l’opinion s’interroge sur les garanties d’un procès équitable dans un climat aussi tendu.
Avec Europe24.fr
