Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé le report de la marche pacifique qu’il prévoyait d’organiser le samedi 4 octobre 2025. L’annonce a été faite le jeudi 2 octobre par le professeur Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du parti, lors d’une conférence de presse à Abidjan.

Organisée en collaboration avec le PDCI-RDA et l’Assemblée du peuple démocratique ivoirien (APDI), la marche devait se tenir sous le thème « Pour la paix, il n’est pas encore trop tard ». Le cortège devait partir du carrefour Saint-Jean de Cocody pour rejoindre le carrefour de la Société aux Deux-Plateaux, dès 8 heures du matin.
Des procédures respectées, mais un désaccord avec le gouvernement
Le PPA-CI affirme avoir respecté toutes les démarches légales, notamment en adressant une déclaration officielle aux ministères de l’Intérieur et de la Défense le 29 septembre, qui en avaient accusé réception.
Cependant, à la surprise des organisateurs, le porte-parole du gouvernement a déclaré à l’issue du Conseil des ministres que les autorités n’avaient pas été informées de la tenue de cette manifestation. Une déclaration jugée « inexacte » par le PPA-CI, qui y voit une tentative de « travestir la vérité et de semer la confusion dans l’opinion publique ».
Le parti a également dénoncé la décision du Conseil national de sécurité (CNS) d’interdire toutes les marches sur le territoire national. « Nous prenons acte de cette décision. Pour éviter tout débordement et toute incompréhension, nous avons décidé de reporter notre marche », a expliqué le Pr Dano Djédjé.
Un report, mais pas un renoncement
Le PPA-CI a présenté ses excuses à ses militants et sympathisants pour ce changement de date, tout en saluant leur forte mobilisation. « Ce n’est qu’un report. La détermination de nos militants reste intacte », a assuré le président exécutif.
La marche est désormais programmée pour le samedi 11 octobre 2025, toujours en coordination avec le PDCI-RDA. Elle aura notamment pour objectif de réclamer la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques, que le parti considère comme une « violation grave des droits et libertés fondamentales ».
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Le parti dénonce des tentatives de déstabilisation
Le PPA-CI a profité de cette prise de parole pour mettre en garde contre des « manœuvres hostiles » visant, selon lui, à ternir son image. « Des individus malintentionnés prévoient de commettre des actes délictueux afin de les imputer à notre parti », a averti le Pr Dano Djédjé.
Le parti a réaffirmé son attachement à une mobilisation pacifique et républicaine, appelant ses militants à la vigilance et à ne céder à aucune provocation. « Nous refusons les coups bas et restons engagés dans la voie du dialogue et de la paix », a-t-il conclu.
