Condamné dans le cadre de l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait été incarcéré dans une prison de santé.
S’il retrouve temporairement la liberté, la procédure judiciaire se poursuit : le dossier reste à l’instruction et un procès en appel est d’ores et déjà prévu pour mars.
La défense invoque l’article 144 du Code de procédure pénale
Les avocats de l’ancien président ont plaidé que leur client ne présentait aucun motif de détention provisoire pendant l’examen du dossier par la cour d’appel.
Ils se sont notamment appuyés sur l’article 144 du Code de procédure pénale, qui encadre les conditions de maintien en détention dans l’attente d’un jugement définitif.

« C’est dur, c’est très dur » : Sarkozy évoque ses vingt jours d’incarcération
À sa sortie, Nicolas Sarkozy a décrit la dureté de la détention :
« C’est dur, très dur, comme pour tout détenu. Je dirais même que c’est éprouvant », a-t-il confié.
L’ancien chef d’État a toutefois tenu à saluer l’humanité du personnel pénitentiaire, soulignant leur professionnalisme et leur sens du devoir.
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Une condamnation à cinq ans de prison ferme
Pour rappel, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour association de malfaiteurs.
La justice le soupçonne d’avoir sollicité un financement clandestin auprès du régime de Mouammar Kadhafi lors de sa campagne présidentielle de 2007.
Selon le parquet, l’ancien président et ses proches auraient bénéficié d’un soutien financier illégal en provenance de la Libye, une accusation que Nicolas Sarkozy continue de contester fermement.
