Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal avec 132 voix sur 133 suffrages exprimés, à l’issue du scrutin organisé pour désigner le nouveau président de l’institution parlementaire.
Sa réintégration au sein de l’hémicycle s’est effectuée sur la base de l’article 124 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, lui permettant ainsi de reprendre officiellement sa place au Parlement. Dans la foulée, il a pris possession du perchoir conformément aux dispositions de l’article 12 des textes régissant l’institution.
La séance, à forte portée symbolique, s’est déroulée dans une atmosphère particulière : les députés de la majorité PASTEF sont arrivés vêtus de blanc, affichant une démonstration d’unité et de soutien autour de leur leader.
Cet événement marque une nouvelle étape dans la recomposition politique au Sénégal autour du tandem qu’il formait avec Bassirou Diomaye Faye depuis l’arrivée du PASTEF aux responsabilités.
Ousmane Sonko : tensions politiques et interrogations autour de la couverture médiatique
Dans le même temps, cette séance solennelle n’a pas été diffusée en direct par la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), un choix éditorial qui suscite déjà de nombreuses réactions et interrogations dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, l’accession de Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale est perçue par plusieurs analystes comme un révélateur des tensions internes au sommet de l’exécutif et de la majorité.
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Les relations entre le PASTEF et le mouvement « Diomaye Président » semblent en effet traverser une phase de crispation, sur fond de divergences stratégiques et de luttes d’influence croissantes entre les différentes sensibilités du pouvoir.
Depuis plusieurs mois, la nomination d’un profil technocratique à la Primature, la reconfiguration des équilibres institutionnels ainsi que la redistribution progressive des centres de décision alimentent les spéculations sur des fractures au sein de la majorité.
Dans ce contexte, certains observateurs estiment que cette nouvelle configuration politique pourrait ouvrir une période de cohabitation interne délicate entre un camp présidentiel structuré autour de Bassirou Diomaye Faye et une base militante toujours fortement mobilisée autour de la ligne historique du PASTEF.
