Une passion révélée dès l’enfance
Née le 4 mai 1951, Thérèse Taba découvre très tôt sa vocation. Dès l’école primaire, elle se distingue dans les pièces jouées lors des fêtes scolaires, révélant un talent naturel pour l’interprétation. Cette passion précoce sera le socle d’un parcours artistique remarquable.
Une formation solide au service du talent
Après l’obtention de son BEPC, une rencontre déterminante l’oriente vers l’Institut national des arts, aujourd’hui l’INSAAC. Elle réussit le concours d’entrée à l’École nationale de théâtre, où elle se forme pendant cinq ans tout en multipliant les représentations.
En 1972, elle se rend en France pour approfondir sa formation à l’École supérieure d’art dramatique de Strasbourg. Cette expérience internationale renforce sa maîtrise du jeu d’acteur avant son retour en Côte d’Ivoire l’année suivante.
Une carrière marquée par des œuvres cultes
Devenue l’une des grandes doyennes du cinéma ivoirien, Thérèse Taba partage l’affiche avec des figures telles que Léonard Groguhet, Bamba Bakary ou Adjé Daniel. Elle apparaît dans plusieurs films emblématiques, notamment Abusuan de Henri Duparc, Ablakon de Roger Gnoan M’Bala, Bal Poussière, ou encore Les Guérisseurs de Sidiki Bakaba.
Elle participe également à des productions internationales, dont Le Sixième doigt en 1990.
Le succès populaire à la télévision
Dans les années 2000, Thérèse Taba touche un public encore plus large grâce à la série télévisée Ma Famille. Elle y incarne la mère d’Akissi Delta et l’ex-épouse de Léo, un rôle qui la rend particulièrement populaire auprès des téléspectateurs. Elle confirme par la suite sa longévité artistique avec la série Le Choix de Marianne en 2009.

Une vie personnelle discrète mais marquante
Sur le plan privé, l’actrice épouse en 1981 le musicien Laba Sosseh, rencontré au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire. Leur union durera jusqu’au décès de l’artiste en 2007 à Dakar. La même année, Thérèse Taba apparaît dans une publicité télévisée pour la marque Jumbo, symbole de sa notoriété intacte.
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Une mémoire vivante du théâtre et du cinéma ivoiriens
Affectueusement surnommée « Tété », « Maman Tété » ou « la Vieille Mère », Thérèse Taba demeure une référence incontournable. Son parcours illustre la force de la passion, la rigueur de la formation et la fidélité à l’art. Elle incarne aujourd’hui une mémoire vivante du théâtre et du cinéma ivoiriens, et un modèle pour les générations futures.
