« Une falsification délibérée des faits »
Dans un texte diffusé le 12 décembre 2025, Venance Konan dénonçe ce qu’il considère comme une réécriture volontaire de l’histoire. Il rappelle les tensions qui avaient éclaté au siège de la Commission électorale indépendante (CEI), lorsque Damana Pickass, représentant de Gbagbo, avait arraché les résultats des mains du porte-parole sous l’œil des caméras internationales. L’évacuation du bâtiment par les forces de l’ordre avait ensuite interrompu les travaux de la Commission.
La bataille des résultats de 2010
Malgré ces perturbations, le président de la CEI avait pu annoncer la victoire d’Alassane Ouattara. Le lendemain, le Conseil constitutionnel annulait plusieurs résultats dans le Nord et à Bouaké avant de proclamer Laurent Gbagbo vainqueur. Une décision jugée « illégitime » par Venance Konan, pour qui cette annulation avait privé « des millions de citoyens » de leur vote.

L’accord de Pretoria, un élément oublié
Venance Konan reproche également à Laurent Gbagbo de passer sous silence un point déterminant : l’accord de Pretoria, signé par ce dernier, qui confiait la certification finale des résultats au représentant du secrétaire général de l’ONU. Celui-ci avait officiellement validé la victoire d’Alassane Ouattara.
« Ramener le pays en 2010 »
Pour l’ancien patron de presse, Laurent Gbagbo « déforme les faits » et tente de réouvrir un débat clos depuis longtemps. Il s’interroge sur les motivations de l’ex-chef d’État, qui semble vouloir « ramener le pays en 2010 », alors que plusieurs élections — en 2015, 2020 et 2025 — ont eu lieu depuis.
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Appel à se tourner vers les priorités nationales
Venance Konan invite plutôt à se concentrer sur les chantiers actuels : construction du métro, création d’emplois, renforcement de la sécurité. Selon lui, les débats politiques devraient accompagner les efforts de développement plutôt que raviver d’anciennes fractures.
Une réaction dans un contexte de transition politique
Cette prise de position intervient alors que Laurent Gbagbo a récemment annoncé son prochain retrait de la tête du PPA-CI. Une décision qui, selon plusieurs analystes, ne signifie pas nécessairement la fin de son influence sur la scène politique ivoirienne.
Avec Europe24.fr
