Au Mali, la démocratie recule. Depuis le coup d’État de 2020, le colonel Assimi Goïta et les militaires au pouvoir n’ont cessé de renforcer leur contrôle. Les promesses d’un retour à un régime civil paraissent aujourd’hui bien lointaines.

Des élections bloquées
Les élections qui devaient avoir lieu ont été repoussées sans nouvelle date. Une loi récente permet même à Assimi Goïta de rester au pouvoir aussi longtemps qu’il le souhaite, sous prétexte de “pacification du pays”.
Dans le même temps, tous les partis politiques ont été dissous. Résultat : plus aucune opposition officielle n’existe.
Opposants et journalistes visés
La junte ne se limite pas à bloquer la vie politique. Elle s’en prend aussi à ceux qui osent critiquer son action. Des opposants, des journalistes et même des citoyens ordinaires sont arrêtés pour avoir exprimé leurs opinions.
L’ancien Premier ministre Moussa Mara a par exemple été arrêté après un message de soutien aux prisonniers d’opinion. Un signal fort : toute voix discordante est désormais perçue comme une menace.
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Répression sur fond de crise sécuritaire
Le pays continue de subir les attaques de groupes armés liés à Al-Qaïda et à Daech. En réponse, l’armée malienne, aidée par des combattants russes de l’Africa Corps, multiplie les opérations. Mais ces actions touchent aussi des civils, accusés à tort de complicité avec les djihadistes. Exécutions, arrestations arbitraires et disparitions forcées sont régulièrement signalées.
Un avenir incertain
Avec des élections suspendues et une répression qui s’étend, l’espace de liberté se réduit chaque jour au Mali. Les voix critiques, qu’elles viennent des médias, de la société civile ou des partis dissous, sont étouffées.
Pour l’ONU, la situation est alarmante : le pays risque de rester bloqué dans une impasse politique et de s’enfoncer encore plus dans la violence.

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