Le State of the Industry Report on Mobile Money 2026 publié par la GSMA met en lumière une nouvelle étape dans l’essor de la finance mobile. En 2025, les transactions mondiales ont atteint 2 000 milliards de dollars (environ 1 200 000 milliards FCFA), confirmant une croissance fulgurante du secteur. Selon les données relayées par Minutes Eco dans un communiqué reçu le 24 mars 2026, il n’a fallu que quatre ans pour doubler le volume annuel de transactions, après deux décennies nécessaires pour franchir le premier cap des 1 000 milliards USD.
En un quart de siècle, le mobile money s’est imposé comme un service financier de masse, particulièrement dans les régions peu bancarisées. Accessible sans compte bancaire, il constitue désormais un levier majeur d’inclusion financière et de dynamisation économique, notamment en Afrique subsaharienne. En 2025, le nombre de comptes enregistrés a atteint 2,3 milliards, en hausse de 268 millions sur un an. Les comptes actifs sur 30 jours ont progressé de 15 %, pour s’établir à 593 millions, signe d’une adoption croissante, bien que près de 75 % des comptes restent encore inactifs chaque mois.
Régulation, inclusion et innovation : les nouveaux défis du secteur money
La progression du mobile money s’accompagne d’une diversification des services. Crédit, épargne et assurance se développent rapidement, contribuant à améliorer la santé financière des utilisateurs, notamment leur capacité à faire face aux imprévus et à investir dans l’avenir. En 2025, le nombre d’opérateurs proposant des produits d’assurance a ainsi augmenté d’un tiers, tandis que le crédit demeure le service complémentaire le plus répandu.
La GSMA souligne toutefois le rôle déterminant d’un cadre réglementaire adapté. Plus de 60 % des opérateurs estiment que les règles liées à l’interopérabilité, à l’identification des clients (KYC) et à la protection des consommateurs favorisent leur développement. À l’inverse, certaines contraintes, notamment sur les transferts transfrontaliers de données, continuent de freiner l’expansion du secteur.
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Au-delà de l’inclusion financière, le mobile money s’impose comme un outil d’innovation sociale, facilitant par exemple les transferts rapides en période de crise, y compris dans les zones reculées. Néanmoins, des défis persistent, notamment la réduction de l’écart entre les sexes dans l’accès et l’usage des comptes, ainsi que le renforcement de la littératie financière numérique pour accompagner une croissance durable et inclusive.

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