Tiémoko Antoine Assalé, ancien député et maire de Tiassalé, est attendu ce mercredi 22 avril 2026 à la Préfecture de police d’Abidjan. La convocation, qui ne précise pas les motifs, le désigne en qualité de président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI). Cette démarche intervient dans un contexte où l’intéressé multiplie prises de position, critiques et dénonciations sur des sujets liés au quotidien des Ivoiriens.
Dans un communiqué publié le 20 avril 2026, son mouvement politique a tenu à rassurer l’opinion : Tiémoko Antoine Assalé répondra à cette convocation. L’ADCI affirme également son soutien à son président et indique suivre de près l’évolution de la situation en collaboration avec ses avocats. Le parti appelle par ailleurs ses militants à rester mobilisés en vue de la rentrée politique prévue le 2 mai prochain.
Convocation de Tiémoko Antoine Assalé : un acteur engagé sous pression
Journaliste d’investigation et figure engagée sur les questions de gouvernance, Tiémoko Antoine Assalé assure ne faire l’objet d’aucune procédure judiciaire connue de son entourage, rendant cette convocation inattendue. Toutefois, ses prises de position répétées sur des dossiers sensibles, notamment des affaires foncières et des soupçons de fraude électorale, l’exposent depuis plusieurs mois à des tensions croissantes.
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Dans l’affaire foncière impliquant Komé Bakary, ses révélations à travers son journal L’Éléphant déchaîné ont contribué à renforcer les accusations, tout en l’exposant à des menaces. Il avait déjà alerté l’opinion en mars 2025, évoquant divers risques pesant sur sa sécurité.
Plus récemment, l’ancien député conteste les résultats des législatives de décembre 2025, affirmant avoir été spolié de sa victoire. Malgré ses recours restés sans suite, il annonce la publication prochaine d’un ouvrage dans lequel il promet d’apporter des preuves de ses affirmations. Il dénonce par ailleurs des manœuvres politiques visant à entraver sa carrière, évoquant notamment des pressions survenues après une rencontre avec l’ancien président Laurent Gbagbo.
