Au centre des regards, l’Ivoirienne Olivia Yacé, à sa première participation au concours, a impressionné tout au long de la compétition. Pourtant, c’est la Mexicaine Fátima Bosch qui a été couronnée, malgré une édition déjà fragilisée par plusieurs controverses.
Une élection déjà fragilisée par un incident public
Quelques jours avant la grande finale, une scène diffusée en direct avait mis le feu aux poudres. Le directeur fraîchement nommé de Miss Universe Thaïlande, Nawat Itsaragrisil, s’en était violemment pris à la candidate mexicaine pour avoir manqué un événement promotionnel. Il l’avait publiquement rabaissée devant les autres participantes en allant jusqu’à évoquer une possible expulsion. Cette altercation avait suscité l’indignation du public et donné un premier aperçu du climat tendu entourant cette édition.
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Dans ce contexte déjà agité, la victoire de Fátima Bosch, quelques jours plus tard, a immédiatement alimenté de nouvelles interrogations.
Des jurés qui claquent la porte et dénoncent de graves irrégularités
À la veille de la finale, deux membres du jury international, le musicien franco-libanais Omar Harfouch et l’ancien footballeur français Claude Makélélé, avaient brusquement annoncé leur démission.
Sur Instagram, Omar Harfouch avait évoqué, sans détour, des faits qu’il qualifiait de « fraude », « abus de pouvoir » et « conflits d’intérêts ». Des accusations graves, relayées par plusieurs médias, mais auxquelles l’organisation Miss Universe n’a jamais officiellement répondu.
Ces démissions, survenues juste avant la dernière ligne droite, ont renforcé l’impression d’une compétition mal organisée et difficile à défendre.
Sans la Couronne mais avec tous les honneurs: Olivia Yacé brille à Miss Universe 2025
Pour sa première participation à Miss Universe, Olivia Yacé a signé un parcours remarqué. Élue Miss Côte d’Ivoire en 2021, elle n’était encore jamais montée sur la scène mondiale du concours. À Bangkok, elle a immédiatement captivé l’attention par son élégance, son aisance scénique et la précision de chacune de ses interventions.
Ses prestations en costume national, en robe de soirée et lors des entretiens ont été saluées par de nombreux observateurs internationaux. Plusieurs médias spécialisés l’avaient même placée en tête de leurs prévisions, soulignant son éloquence, sa confiance naturelle et sa capacité à dominer la scène sans effort apparent.
Cette maîtrise permanente, associée à un charisme sans faille, la désignait comme l’une des favorites de l’édition 2025. Sa quatrième place, hors du trio final, a donc créé une onde de choc parmi les spectateurs et sur les réseaux sociaux.
Un résultat qui interroge et qui alimente les critiques
Lorsque le classement final a été annoncé, de nombreux internautes ivoiriens et internationaux ont immédiatement réagi, saluant la performance d’Olivia Yacé tout en exprimant leur incompréhension. Les vidéos circulant dans les heures suivant la cérémonie montraient une partie du public scandant son nom, tandis que quelques spectateurs huaient la gagnante mexicaine.

Selon plusieurs murmures relayés en coulisses jamais confirmés par l’organisation, une majorité de jurés aurait placé la candidate ivoirienne en tête. Ces affirmations ne reposent sur aucune preuve officielle, mais elles ont contribué à nourrir les soupçons d’un décalage entre le vote du jury et la décision finale.
Plusieurs candidates d’autres pays se sont ensuite regroupées autour d’Olivia Yacé pour lui témoigner leur soutien. Beaucoup ont expliqué avoir été impressionnées par son professionnalisme et par la qualité constante de ses prestations.
Omar Harfouch affirme que “Miss Mexique est une fausse gagnante”
Peu après l’annonce du résultat, Omar Harfouch s’est à nouveau exprimé. Sur Instagram, il a affirmé que la victoire de Fátima Bosch était « écrite d’avance », évoquant une relation d’affaires entre le propriétaire mexicain du concours, Raul Rocha, et le père de la candidate.
« Miss Mexique est une fausse gagnante », a-t-il lancé, assurant qu’il avait même prédit le résultat la veille dans une émission américaine.
Ces accusations, très médiatisées, demeurent des déclarations individuelles, non validées par l’organisation Miss Universe.
Un concours qui devra éclaircir ses zones d’ombre
Entre la scène publique humiliante, les démissions soudaines, les accusations de partialité et une finale qui a divisé le public, Miss Universe 2025 restera comme l’une des éditions les plus controversées de ces dernières années.
La victoire de Fátima Bosch s’inscrit désormais dans un climat de suspicion auquel seule l’organisation pourra répondre, si elle décide de communiquer de manière transparente.
Quant à Olivia Yacé, malgré l’absence de couronne, elle ressort de cette aventure comme l’une des figures majeures de l’édition 2025. Son professionnalisme, son élégance et la force du soutien international qu’elle a reçu laissent penser que son parcours ne fait que commencer.
