Quatre ans après la prise de pouvoir par l’armée, les Guinéens sont appelés à élire un nouveau président le 28 décembre. Cette annonce intervient peu après la large victoire du “oui” lors du référendum constitutionnel organisé la semaine dernière, une étape clé vers la fin de la transition militaire.

Une promesse initiale non tenue
La junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya s’était engagée à restituer le pouvoir aux civils avant la fin de l’année 2024. Cependant, ce calendrier n’a pas été respecté, prolongeant une transition politique entamée depuis le coup d’État de septembre 2021.
Le décret officiel lu à la télévision
Selon un décret lu samedi soir sur la télévision nationale, le chef de la junte a officiellement fixé la présidentielle au 28 décembre. Cette décision intervient au lendemain de la publication des résultats définitifs du référendum sur la nouvelle Constitution, approuvée massivement par la population.
Une nouvelle Constitution validée
Le projet constitutionnel adopté est censé ouvrir la voie à l’organisation des élections présidentielles et législatives. Si la date du scrutin présidentiel est désormais connue, celle des législatives n’a pas encore été annoncée.
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Une transition politique en voie de conclusion
Très attendue par la population, la présidentielle de décembre devrait marquer la fin de la période de transition amorcée avec le renversement de l’ancien président civil Alpha Condé.
Le référendum est présenté par les autorités comme une étape décisive vers le retour à l’ordre constitutionnel dans un pays marqué par une histoire politique instable, faite de coups d’État successifs et de régimes autoritaires.
