Samedi 6 septembre 2025, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda, a maintenu le blocus instauré la semaine précédente sur les villes de Kayes et Nioro du Sahel, dans le sud-ouest du pays. Dans une vidéo publiée le même jour, des jihadistes posent devant un autocar immobilisé et réitèrent leurs menaces. La veille, six camionneurs sénégalais avaient été relâchés par le groupe.

Incendie de camions-citernes à Sikasso
Trois camions-citernes ont été incendiés à l’entrée de Sikasso, dans le sud-est, près des frontières burkinabè et ivoirienne. Le 3 septembre, le Jnim avait annoncé, en plus de son blocus à Kayes et Nioro, son intention de bloquer l’importation de carburant sur l’ensemble du territoire malien.
Attaque à Mopti
Dans la soirée, la principale attaque s’est déroulée à Mopti, ville centrale du pays. Selon des habitants, des tirs nourris ont retenti dans la ville : « Ça n’arrête pas », confiait l’un d’eux. Vers 22h, un groupe de jihadistes à moto a ouvert le feu sur un commissariat à l’entrée de la ville, avant de traverser Mopti en direction du sud. Les forces de sécurité ont riposté, et après des échanges de tirs, les assaillants se sont retirés.
Au moins deux personnes ont été tuées et un troisième pourrait avoir succombé à ses blessures. Les victimes se trouvaient dans un bâtiment adjacent au commissariat, apparemment pris pour cible par erreur.
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Blocages près de Bamako
Le Jnim a également interrompu pendant plusieurs heures la circulation entre Zantiguila et Kassela, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bamako. Les véhicules ont été inspectés, mais les passagers ont pu continuer leur route.
Silence des autorités
L’armée malienne n’a fait aucune communication sur ces incidents et n’a pas répondu aux sollicitations de RFI. Les autorités de transition n’ont, elles non plus, émis aucune déclaration.
