Quatre ans après avoir pris le pouvoir par les armes, le général Mamadi Doumbouya semble bien décidé à rester aux commandes de la Guinée. Un projet de nouvelle Constitution lui a été remis fin juin, instaurant un mandat présidentiel de sept ans renouvelable et de nouvelles institutions, mais sans dire clairement s’il pourra se présenter. Officiellement interdit, son éventuelle candidature est pourtant sur toutes les lèvres.

Dans les rues de Conakry, les portraits géants de Doumbouya ont été discrètement retirés après des mois d’omniprésence. Le gouvernement parle de rupture avec le culte de la personnalité, mais les affiches de recensement pour le futur référendum ont déjà pris le relais, souvent ornées de slogans glorifiant le chef de la junte. En réalité, tout semble indiquer une préparation soigneuse d’un scénario de reconduction.
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Pendant ce temps, l’opposition est réduite au silence. Manifestations interdites, figures critiques intimidées, médias surveillés… La peur règne. Plus personne n’ose contester publiquement le pouvoir, et la promesse d’une transition apaisée s’efface peu à peu derrière les ambitions personnelles d’un général devenu incontournable.

Ta mercon
Guinée n’est pas votre camarade