Une onde de choc dans le milieu artistique
Mort de DJ Arafat : Depuis le début du mois d’août, de nombreux artistes et acteurs culturels multiplient les messages d’hommage et de recueillement. Parmi eux, Molare, producteur et cousin du défunt, a livré un témoignage poignant retraçant les heures sombres qui ont suivi l’annonce de l’accident mortel du “Daishikan”.
Un récit brut, sans artifices, qui révèle l’envers du décor d’un drame vécu dans la panique, l’incrédulité et le choc émotionnel.
La nuit de l’accident : entre espoir et angoisse
Tout commence dans la confusion. Informé d’un accident, Molare croit d’abord à une fausse alerte. Mais très vite, la gravité de la situation se confirme.
Il alerte les autorités, contacte la famille et se rend à l’hôpital, accompagné de proches et d’amis de l’artiste.
« Ce fut une des plus longues nuits de ma vie », confie-t-il, évoquant l’attente interminable, les informations médicales peu rassurantes et l’espoir fragile entretenu jusqu’au petit matin.
L’annonce fatale à l’hôpital
Aux premières heures du jour, le verdict tombe. DJ Arafat est décédé.
Molare décrit un moment suspendu, irréel, marqué par le silence, les larmes contenues et la difficulté à affronter la réalité.
Dans les couloirs de l’hôpital, artistes, amis et membres de la famille se retrouvent face à l’impensable. Tous sont égaux devant la mort, unis par la même stupeur.
La famille face à l’épreuve
L’une des séquences les plus éprouvantes reste l’annonce à Carmen Sama, compagne de l’artiste, et à Maman Tina, sa mère.

La douleur est immense, le choc brutal. Molare évoque des instants de silence pesant, de pleurs incontrôlables et de détresse extrême au domicile de l’artiste.
Entre rumeurs, foule et responsabilité
Alors que la nouvelle commence à se répandre, des rumeurs contradictoires circulent dans la ville, certains affirmant que l’artiste serait encore en vie.
Dans ce climat chaotique, Molare se voit confier la lourde responsabilité de gérer l’urgence : sécurisation des lieux, orientation des fans, coordination avec les autorités et premières démarches logistiques.
Une mission difficile, qui sera plus tard à l’origine de nombreuses critiques et incompréhensions.
Une douleur intime, loin des projecteurs
Épuisé, affecté, Molare refuse de présider le comité d’organisation des obsèques. Il explique ne pas avoir eu la force émotionnelle nécessaire, préférant vivre son deuil dans la discrétion et la dignité.
« J’avais besoin de me libérer pour passer à autre chose, sans rancœur », écrit-il, reconnaissant une année marquée par les frustrations et les attaques.
DJ Arafat, une légende inoubliable
En levant symboliquement son deuil, Molare adresse un dernier message à son cousin disparu :
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« Tu étais le plus talentueux, mais aussi le plus difficile de ta génération. Tu manques à tout le monde. »
Un hommage sincère à un artiste qui aura profondément marqué la musique urbaine africaine et laissé une empreinte indélébile dans le cœur de ses fans.
Un héritage qui traverse le temps
Un an après sa disparition, DJ Arafat reste vivant dans les mémoires, à travers ses œuvres, son énergie et l’amour indéfectible de la “Chine”, sa communauté de fans.
Comme le conclut Molare : « L’amour est plus fort. »
Avec Europe24.fr
