L’ancien président Laurent Gbagbo, figure de l’opposition ivoirienne, reprend la main à deux semaines de la présidentielle du 25 octobre.

L’ancien chef d’État a convoqué une réunion élargie du Conseil stratégique et politique (CSP) de son parti, le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), pour ce mercredi 15 octobre 2025 à 10 heures, selon un communiqué de son directeur de cabinet, Emmanuel Ackah.
Une élection sous haute tension
- Cette convocation intervient dans un climat politique extrêmement tendu, marqué par :
- La multiplication des manifestations contre un possible « quatrième mandat illégal » du président Alassane Ouattara.
- L’exclusion controversée de plusieurs figures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo lui-même, du processus électoral par le Conseil constitutionnel.
- La répression violente des récentes marches de protestation du Front commun de l’opposition (PPA-CI et PDCI-RDA) le 11 octobre à Abidjan, Daloa, Bonoua et Gagnoa.
Redéfinir la stratégie de combat
Bien qu’aucun ordre du jour précis n’ait été communiqué, cette rencontre, qui rassemblera les instances dirigeantes du parti, est perçue comme un tournant.
- Une première depuis les mobilisations : Il s’agira de la première réunion de cette ampleur depuis le lancement des marches de protestation de l’opposition.
- Un silence rompu : Exclu du scrutin, Laurent Gbagbo, jusque-là discret, semble vouloir « reprendre la main » face à la forte mobilisation populaire.
- Stratégie post-répression : Selon des sources internes, l’objectif est de redéfinir la stratégie du PPA-CI face à la répression des manifestations et d’améliorer la coordination des actions futures avec son allié, le PDCI-RDA, qui exige le « plein respect de la Constitution ».
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Un droit inaliénable : « Marcher n’est pas un crime »
La veille de cette réunion cruciale, Me Habiba Touré, avocate et porte-parole de Laurent Gbagbo, a réaffirmé la détermination de l’opposition à poursuivre les mobilisations :
- Elle a confirmé la poursuite des « marches éclatées et pacifiques » sur tout le territoire.
- L’objectif unique reste la « restauration de l’État de droit et des libertés publiques ».
- Déclaration : « Marcher n’est pas un crime, c’est un droit. Nous continuons de marcher pour nos libertés », a-t-elle insisté.
Cette réapparition publique de Laurent Gbagbo est interprétée par les observateurs comme un signal fort de l’opposition à moins de quinze jours du scrutin présidentiel.
