L’activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet, présidente du mouvement Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI), affirme être accusée par les autorités militaires de préparer un “coup d’État” en lien avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Elle dénonce également des menaces visant sa famille. Libérée sous conditions en février 2023, elle ne se serait plus présentée au commissariat pour signer depuis plus d’un mois.

Aucune confirmation des autorités
Dans un message publié dimanche sur sa page Facebook, Pulchérie Gbalet n’a pas précisé les proches visés ni la nature exacte des accusations. Contactées par Linfodrome, les autorités sécuritaires et gouvernementales n’avaient pas confirmé ses déclarations. Une source sécuritaire a rappelé que “toute tentative de déstabilisation sera traitée avec fermeté, dans le respect de la loi”.
Contexte politique tendu
Cette déclaration intervient à quelques mois de la présidentielle de 2025. Deux jours plus tôt, l’activiste avait dénoncé une “tentative d’assassinat politique déguisée” au domicile d’un de ses proches à Abobo Biabou, à Abidjan.
Figure de la société civile
Pulchérie Gbalet est à l’origine du mot d’ordre “Bloquons tout”, lancé début octobre pour protester contre la candidature à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Ce mouvement a provoqué des blocages de routes et la fermeture d’écoles, revendiqué comme une “résistance citoyenne pacifique”.
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Passé judiciaire et diplomatique
L’activiste a déjà été incarcérée à plusieurs reprises pour ses actions politiques, notamment entre août 2020 et avril 2021, puis en août 2022 à son retour du Mali. Ses positions diplomatiques sur la crise avec certains pays de l’AES lui ont valu d’être accusée d’“entente avec des agents d’une puissance étrangère”.
Tensions avec les pays de l’AES
Depuis la détérioration des relations entre la Côte d’Ivoire et le Mali, le Burkina Faso et le Niger, les autorités ivoiriennes craignent que ces régimes militaires ne cherchent à “fragiliser” Abidjan avant la présidentielle.
