Le prix du carburant continue d’alimenter les débats en Côte d’Ivoire. Alors que le litre est affiché à 499 FCFA au Niger, de nombreux consommateurs s’interrogent sur les raisons d’un tel écart entre deux pays producteurs de pétrole.
Pourquoi les prix diffèrent entre le Niger et la Côte d’Ivoire
Dans une publication diffusée ce lundi 3 août sur Facebook, Jean Bonin revient sur une idée largement répandue : produire du pétrole ne garantit pas automatiquement un carburant moins cher à la pompe.
Le prix payé par les automobilistes dépend en réalité de plusieurs éléments. Le coût du pétrole brut n’est qu’une partie de l’équation. Il faut également prendre en compte les dépenses liées au raffinage, au transport, au stockage, à la distribution, ainsi que les marges des différents opérateurs. À cela s’ajoutent les taxes et prélèvements décidés par l’État.
Le Niger et la Côte d’Ivoire disposent chacun d’une production pétrolière et d’une raffinerie. Pourtant, leurs politiques en matière de carburant diffèrent sensiblement.
La fiscalité, un facteur déterminant
Selon Jean Bonin, le Niger a choisi de maintenir une pression fiscale relativement faible sur les carburants afin de préserver le pouvoir d’achat de sa population.
En Côte d’Ivoire, la situation est différente. Une part importante du prix payé par les consommateurs correspond aux taxes et redevances. Ces recettes participent notamment au financement des investissements publics, des services de l’État, des dépenses sociales et du remboursement de la dette.
Ainsi, le montant réglé lors d’un plein ne reflète pas uniquement le coût du carburant lui-même, mais aussi des choix budgétaires opérés par les pouvoirs publics.
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Un appel à plus de transparence sur les prix
Pour nourrir un débat public plus éclairé, Jean Bonin estime que les autorités devraient publier le détail de la composition du prix d’un litre de carburant à chaque révision tarifaire.
Cette décomposition permettrait notamment de connaître la part du pétrole brut, les coûts de raffinage, les frais de transport et de distribution, les marges des opérateurs, le niveau exact des taxes et, le cas échéant, les éventuelles subventions accordées par l’État.
Une telle transparence offrirait aux citoyens la possibilité de distinguer les effets des fluctuations du marché international de ceux résultant des décisions nationales en matière de fiscalité et de budget.
