Une ascension au cœur de l’appareil militaire
Nommé en février 2021 à la tête du bureau militaire de la présidence (Chefe da Casa Militar da Presidência), Denis Incanha succède au général António Abel. Alors colonel, il gravit rapidement les échelons jusqu’à être promu général de brigade.
Son influence grandit au sein des cercles sécuritaires, jusqu’à devenir l’un des hommes forts du dispositif présidentiel.
Le 26 novembre 2025 : l’annonce d’une prise de contrôle totale
Lors d’une conférence de presse tenue le 26 novembre 2025, Denis N’Canha déclare que l’armée s’est emparée du « contrôle total » du pays. Il annonce l’arrestation du président Umaro Sissoco Embaló et de plusieurs responsables politiques.
Dans le même temps, il officialise la création du Haut Commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public, destiné à diriger le pays.

Un leader du putsch qui impose son autorité
La déclaration qui marque le début de la prise de pouvoir militaire donne immédiatement le ton. Denis N’Canha se présente comme le chef naturel du groupe putschiste et apparaît comme celui qui maîtrise le mieux les enjeux politiques et sécuritaires.
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Son attitude ferme et son discours structuré renforcent son image de leader du mouvement.
Embaló renversé et détenu : une transition incertaine
Le président déchu confirme lui-même avoir été arrêté et placé en détention. Pourtant, aucune information n’a été fournie depuis sur son sort ou son lieu de détention.
Alors que les putschistes consolident leur pouvoir, un scénario comparable à celui du Niger semble se profiler : Umaro Sissoco Embaló, toujours président sur le plan institutionnel, pourrait être forcé de présenter sa démission, une option à laquelle il pourrait toutefois résister.
