Depuis le week-end des 25 et 26 avril, le Mali fait face à une offensive coordonnée sans précédent menée conjointement par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Plusieurs positions stratégiques ont été visées simultanément, de Bamako au nord du pays, illustrant une brusque détérioration du rapport de force sécuritaire. Kidal est désormais passée sous contrôle rebelle, tandis que Gao demeure l’un des principaux foyers de confrontation.
Kidal perdue, Gao sous tension : l’armée malienne débordée au nord
La reprise de Kidal par les combattants du FLA constitue un revers militaire et symbolique majeur pour les autorités de transition. Cette ville, reconquise en 2023 par Bamako avec l’appui des paramilitaires russes, redevient aujourd’hui l’épicentre de la contestation armée touarègue. Dans son sillage, plusieurs axes et localités du nord — notamment Tessalit, Intaka ou encore des positions périphériques de Gao — subissent une pression croissante, laissant entrevoir un élargissement rapide de la zone d’influence insurgée.
À Gao justement, les combats restent confus et les informations contradictoires. Si l’armée assure conserver ses positions, des sources concordantes évoquent des affrontements prolongés, des replis tactiques et une présence rebelle active dans les environs. Cette contestation d’un verrou militaire aussi stratégique confirme que l’offensive ne relève plus d’attaques ponctuelles, mais bien d’une campagne de déstabilisation territoriale pensée à l’échelle nationale.
Africa Corps absent, silence politique et inquiétude pour tout le Sahel
Autre enseignement majeur de cette séquence : l’effacement manifeste de l’Africa Corps, censé suppléer l’ancien dispositif Wagner auprès des Forces armées maliennes. À Kidal, plusieurs sources indiquent que les éléments russes ont quitté leurs positions sans opposer de résistance significative, laissant les FAMa isolées face à l’assaut rebelle. Cette absence d’engagement nourrit de sérieuses interrogations sur la fiabilité réelle du soutien militaire russe, pourtant présenté comme l’ossature de la nouvelle doctrine sécuritaire malienne.
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Sur le plan politique, la crise expose également les failles de la junte. La mort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, et les informations persistantes autour de la mise à l’écart ou de la blessure de plusieurs responsables sécuritaires ont accentué le sentiment de vacance du pouvoir au sommet de l’État. Même si Assimi Goïta est réapparu ce 28 avril, cette communication tardive n’a pas dissipé l’impression d’un régime pris de court par une offensive mieux préparée, plus mobile et désormais coordonnée entre mouvances séparatistes et djihadistes.
Au-delà des frontières maliennes, cette nouvelle donne inquiète l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. La jonction opérationnelle entre groupes affiliés à Al-Qaïda et rébellion azawadienne recompose profondément l’équilibre sécuritaire sahélien et fait planer le risque d’une contagion vers les pays côtiers. Pour les capitales ouest-africaines, dont Abidjan, l’évolution du front malien n’est plus seulement un dossier sahélien : elle devient une menace régionale directe.

Le jour on met la main sur toi on va te tuer comme les terroristes
France t’a donné l’argent pour publier les bêtise aussi 🔪🗡️💣
On va te tue avaic tous ta fami