À Dakar, au Sénégal, une querelle autour d’une somme modeste de 5 000 FCFA a pris une tournure inquiétante. Une femme a filmé son amie à son insu dans une situation intime, puis a diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux pour la contraindre à rembourser la somme due.

Interpellation par la brigade de cybercriminalité
Mardi 2 septembre 2025, la brigade de cybercriminalité du commissariat des Parcelles Assainies a procédé à l’interpellation de la mise en cause. Selon la plainte de la victime, la vidéo s’est rapidement propagée sur plusieurs plateformes sociales sans son consentement.
Placée en garde à vue, la suspecte a reconnu avoir réalisé l’enregistrement et l’avoir transmis à un influenceur local pour qu’il le diffuse publiquement dans le but de récupérer la dette.
Une infraction sévèrement punie par la loi
Le geste, disproportionné par rapport à la somme en jeu, pourrait coûter très cher à l’accusée. Le Code pénal sénégalais prévoit des peines lourdes pour toute atteinte à la vie privée et la diffusion d’images obscènes, avec plusieurs années de prison et de fortes amendes possibles.
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La traque de l’influenceur complicité
Les enquêteurs cherchent désormais à identifier et localiser l’influenceur ayant relayé la vidéo. S’il est reconnu complice, il pourrait également être poursuivi devant la justice. Son rôle dans la propagation des images constitue un élément central de l’affaire.
La police rappelle l’importance de la cyber-sécurité
Dans un communiqué, la police nationale a rappelé que la lutte contre la cybercriminalité reste une priorité. La population est invitée à fournir toute information utile via le numéro vert 77 333 78 45.
Par ailleurs, les autorités en profitent pour adresser un message clair : les réseaux sociaux ne doivent jamais servir de terrain de règlement de comptes personnels, encore moins au détriment de l’honneur et de la dignité humaine.
