Le processus de correction des épreuves du DEF 2025 est entaché d’un scandale à Bamako Rive-Gauche. Dix-huit enseignants sont soupçonnés d’avoir modifié des notes en faveur de certains élèves. Une enquête est en cours.

Un scandale sans précédent secoue l’académie de Bamako Rive-Gauche au Mali. Dix-huit enseignants ont été interpellés pour des faits présumés de falsification de notes, dans le cadre des épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) 2025.
Les irrégularités ont été constatées au moment de la correction des copies, au sein du secrétariat de l’académie. D’après les informations recueillies, plus de 200 élèves auraient bénéficié d’un traitement frauduleux, avec des notes initialement revues à la hausse, leur assurant ainsi l’admissibilité.
La Brigade d’Intervention Judiciaire (BIJ) est intervenue après avoir reçu des renseignements sur ces pratiques suspectes. Une opération a été menée et a conduit à l’interpellation de plusieurs enseignants, dont des conseillers à l’orientation.
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L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III a ouvert une enquête. Si les faits sont confirmés, les personnes mises en cause s’exposent à de lourdes sanctions pénales et administratives.
Cette affaire soulève de vives inquiétudes sur la fiabilité et la transparence du système d’évaluation au Mali. De nombreuses voix appellent à un renforcement des contrôles et à des réformes structurelles pour préserver l’intégrité du système éducatif.
Par Mohamed KONATE
