Qui est Ka Cora, dite “Miss pointinini” ?
De son vrai nom Ka Cora, l’artiste est une chanteuse burkinabè connue sous le pseudonyme de « Miss pointinini ». Passionnée par la mode, elle a récemment lancé sa propre marque de vêtements baptisée « PIOU », un mot issu de sa langue maternelle kasséna, signifiant Montagne. Une initiative qui témoigne de sa volonté de diversifier sa carrière artistique et entrepreneuriale.
Une agression révélée sur les réseaux sociaux
Le dimanche 16 août 2020, Ka Cora publie sur sa page Facebook des images choquantes d’elle-même, affirmant avoir été agressée à son domicile par deux jeunes hommes. Très vite, la publication suscite de vives réactions.
Si certains internautes, dont l’humoriste burkinabè Djo le Rapide, évoquent un possible buzz, de nombreux artistes burkinabè et d’autres pays expriment leur solidarité envers la chanteuse.
Le récit glaçant de l’artiste
Dans une interview exclusive accordée à Affairage.ci, Ka Cora livre sa version des faits :
« Il s’agit effectivement d’une agression avec des armes blanches. Je ne ferai jamais un buzz sanglant pour me faire connaître. »
Elle explique qu’aux environs de 21 heures, deux individus encagoulés ont frappé à sa porte. L’un d’eux l’aurait immédiatement menacée avec un couteau, l’empêchant de crier, avant de la conduire de force dans sa chambre où elle a été ligotée.
Sous la menace, elle affirme avoir été contrainte de transférer la somme de 302 000 francs CFA présente sur son compte. Les agresseurs auraient ensuite emporté son téléphone et son ordinateur avant de prendre la fuite.
Blessée et en état de choc, l’artiste parvient finalement à se libérer et à appeler à l’aide. Les voisins et son vigile interviennent, alertent la police et lui portent secours.

Aucune agression sexuelle, selon Ka Cora
Interrogée sur certaines rumeurs faisant état d’un viol, l’artiste est catégorique :
« Non, non et non, je n’ai jamais été violée et je n’ai jamais affirmé cela. Dieu m’en est témoin. »
Des soupçons dirigés vers un ancien partenaire d’affaires
Ka Cora affirme soupçonner un homme avec lequel elle était en relation d’affaires. Selon elle, ce dernier l’aurait escroquée et lui devait de l’argent après une commande de marchandises jamais livrée.
« Il m’a plusieurs fois menacé de me faire du mal. J’ai porté plainte et l’affaire est en justice. »
Elle précise que les preuves de cette affaire se trouvaient dans l’un des téléphones, lesquelles ont été remises à la police. Un procès était prévu pour le mardi 18 août 2020, impliquant, selon elle, des sommes importantes.
Polémique autour des accusations de buzz
Concernant les déclarations de Djo le Rapide, Ka Cora se montre très remontée :
« Je n’ai jamais fait de buzz de toute ma carrière. Un buzz sanglant, je ne le ferai jamais. »
Elle regrette que certains aient préféré spéculer plutôt que de chercher à comprendre la situation, tout en remerciant les artistes et particulièrement l’Association des femmes artistes du Burkina Faso pour leur soutien indéfectible.
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Une mobilisation artistique et populaire
Depuis l’agression, de nombreux artistes et fans ne cessent de lui témoigner leur solidarité. Malgré quelques réactions négatives sur les réseaux sociaux, l’élan de soutien reste largement majoritaire.
Cette affaire, encore en cours d’enquête, met en lumière les dangers auxquels peuvent être exposées les personnalités publiques, mais aussi les dérives des jugements hâtifs sur les réseaux sociaux. En attendant que la justice fasse toute la lumière sur cette agression, la rédaction souhaite un prompt rétablissement à l’artiste Ka Cora.
Par Mohamed KONATE avec Europe24.fr
